Dans les coulisses

Marc Fernandez

Marc Fernandez est né en 1973. Journaliste pendant près de 20 ans, il a notamment été en charge de suivre l’Amérique latine et l’Espagne pour Courrier international. Il a également cofondé la revue Alibi, consacrée au polar, dont il a été le rédacteur en chef. Avec son complice Jean-Christophe Rampal, il a coécrit plusieurs livres-enquêtes, dont le remarqué La ville qui tue les femmes (Hachette Littératures). Aujourd’hui éditeur polar chez Plon, il continue d’écrire pour divers médias. Il a publié son premier roman solo, Mala Vida, en 2015. Guérilla social club et Bandidos complètent sa trilogie hispanique noire.

Raymond Clarinard

Né en 1961, traducteur de formation, Raymond Clarinard travaille pendant plus de quatre ans dans les services de renseignement de la Marine nationale, avant de devenir membre de la rédaction de l’hebdomadaire Courrier international, dont il dirige aujourd’hui le service de traduction en tant que rédacteur en chef adjoint.

Il traduit également des ouvrages, principalement des essais, pour divers éditeurs, comme entre autres les Éditions Héloïse d’Ormesson, Flammarion, Plon, Les Belles Lettres, Fayard.

Et il écrit, depuis longtemps (depuis plus de quarante ans) des histoires qui, si elles sont très différentes, sont toutes liées les unes aux autres dans un même « multivers ». Il a même réussi à en publier quelques-unes, dont voici la liste non exhaustive :

La cité sans mémoire, Fleuve Noire, 1998

Le rêveur orbital, Florent Massot, 2004

Les sept trains de l’impératrice, Éditions Héloïse d’Ormesson, 2007 (sous le pseudonyme de Roman Rijka)

Les champs cannibales, Éditions Héloïse d’Ormesson, 2008

L’empire des mille mots, Éditions Héloïse d’Ormesson, 2009

La Fiancée noire, Présence ukrainienne, l’Harmattan, 2012

Taramul fagaduintei (Terre promise), Éditions Zodia Fecioarei, Roumanie, 2016

Le Roi de soufre — Révolution, Présence ukrainienne, l’Harmattan, 2017

En 2018 & 2019, il publie aussi sur Facebook le roman La Diatonie Maladive, premier tome du cycle Rois et Reines, Poulpes et Lions : https://www.facebook.com/trombonard/

Avec Yann Ollivier, il a entrepris un cycle de polars iconoclastes, Les Enquêtes de Trombonard et Figuier puis Les Nouvelles Enquêtes de trombonard et Figuier, dont un volume est en cours de publication sur Facebook : L’Art Ultime : https://www.facebook.com/figoutrombi/

Raymond Clarinard  est tombé irrémédiablement amoureux de l’Europe de l’Est à peu près au moment où il s’est mis à raconter des histoires, en particulier de la Roumanie, mais aussi de l’Ukraine, deux pays qui occupent une place prépondérante dans ces mondes.


Herbert Léonard

Lors du cocktail du deuxième chapitre d’En Attendant Boulez, les convives discutent du chanteur de variété Herbert Léonard. L’un d’eux soutient que cet artiste est dans la vie civile un passionné et spécialiste de l’aviation soviétique pendant la seconde guerre mondiale. Abus d’alcool ou de substances illicites après le concert ? Complotisme nostalgique à caractère poutinien ? Figure de style surréaliste de la part de l’auteur ? Pas du tout, et en voici le preuve, avec la couverture de cet opuscule rédigé par l’interprète du générique de l’immortel feuilleton « Chateauvallon » (écrit et composé par la non moins immotelle paire Julien Lepers / Vladimir Cosma!..)


« Intelligence artificielle et musique : le projet Hello World » 

L’intrigue d’En Attendant Boulez commence par l’irruption de l’Intelligence Artificielle dans l’Art, et le lancement d’un grand programme de composition musicale par une « major» de l’Entertainmen, le projet Chopart. Dans le quatrième chapitre du roman, le Lieutenant Jade Valois dialogue avec un responsable de cette major, qui évoque un album antérieur à Chopart dénommé « Hello World » et conçu avec l’aide de l’intelligence artificielle. Ce projet existe, développé par un artiste, bien humain lui, Benoît Carré, alias Skygge, qui a collaboré avec d’autres artistes tout aussi humain comme Stromae ou Kyrie Kristmanson. Voici une video d’Arte sui présente  ce projet : 

https://www.arte.tv/fr/videos/080448-000-A/intelligence-artificielle-la-musique-des-machines/

Et pour juger du résultat, voici un lien pour écouter l’abus Hello World : 

Le sujet d’Arte se termine en expliquant que l’album Hello World reste “très humain, et que le grand remplacement des musiciens par les robots n’est pas encore en marche… » C’est peut-être là la grande différence entre Hello World et Chopart !!!


DANS LES COULISSES DU VIOLON SUR LE SABLE

Cette semaine, les coulisses sont faites de sable, installées tout au bord des vagues, et nous font faire un détour par la ville de Royan. Vers la fin du roman, l’un des personnages principaux annonce qu’il se rendra comme chaque année au Festival du Violon sur le Sable. Il a bien de la chance, et moi aussi puisque je m’y rendrai une fois de plus cette année et vous y retrouverai le 23 juillet (ça, nous en reparlerons plus tard). Voici une belle occasion de vous présenter le festival « Un Violon sur le Sable » et son créateur, mon ami Philippe Tranchet.

Un Violon sur le Sable est un festival de musique classique et lyrique qui se déroule chaque année sur la plage de la Grande Conche de Royan. Il invite petits et grands à s’asseoir sur le sable, face à l’océan, pour savourer les plus belles pages de la musique classique. La plage devient alors l’une des plus grandes et plus belles salles de concert et accueille plus de 150 000 spectateurs par édition sous le ciel étoilé.                     

Le festival Un Violon sur le Sable, c’est….

… trois soirées de concerts classiques et lyriques, se terminant tous par un grand feu d’artifice et rassemblant sur la plage de Royan des mélomanes avertis et des estivants, assis à même le sable ou en tribune, face à la baie et une scène éphémère érigée sur la plage.

… Un orchestre symphonique de 75 musiciens, issus pour la plupart de l’orchestre de l’Opéra de Paris ou d’autres phalanges nationales ou internationales, sous la direction de Jérome Pillement. Ils interprètent des extraits d’œuvres symphoniques, des airs d’opéras, des musiques de films, des musiques originales ou des musiques du monde.

L’orchestre accompagne des solistes instumentaux ou lyriques prestigieux, comme Khatia Buniatishvili, Nemanja Radulovic, Nathalie Dessay, Patricia Petitbon, Julie Fuchs, Henri Demarquette, Nicholas Angelich, André Manoukian, Laurent Naouri, Renaud Capuçon, Alexandre Tharaud, Brigitte Engerer, Katia et Marielle Labèque, Yvan Cassar, Bruno Fontaine, Philippe Jaroussky, Bertrand Chamayou, Gauthier Capuçon, Felicien Brut, Jean-François Zygel… ou encore des danseurs étoiles comme Marie-Claude Pietragalla, Marie-Agnès Gillot, Daniil Simkin ou Dorothée Gilbert…

Chaque année enfin, sans être annoncé dans le programme, un artiste de variété vient parfois se joindre à l’orchestre. Comme Maurane, Laurent Voulzy, Olivia Ruiz ou encore Christophe Maé, Grand Corps Malade, ou Jean-Louis Aubert… ils s’invitent sur la scène, un soir, le temps d’une ou deux chansons en version symphonique.

Cette année, les 3 concerts sur la Plage de la Grande Conche auront lieu les 20, 23 et 26 juillet 2019, à 22 heures.

Mais ce festival, c’est aussi Un Violon sur la Ville, le off, qui se déroule en parallèle dans des lieux magiques de Royan ou du pays rayonnais : la falaise de Talmont, le court du Garden Tennis de Royan pour des concours d’improvisation musicale, le château de Théon ou l’antique théâtre gallo-romain du Fâ à Barzan

 Vous pouvez retrouver détails et programme sur le site : www.violonsurlesable.com Si ce festival existe, c’est grace à l’enthousiasme et la persévérance d’un homme, Philippe Tranchet, qui en 1987 programma sur la plage de Royan un ami violoniste de l’Opéra de Paris. Il jouait alors seul, accompagné d’une bande son. L’année suivante ce fut un quatuor, puis les années suivantes un orchestre de chambre, se transformant par la suite en un ensemble d’une vingtaine de musiciens avec un chef, puis un orchestre symphonique.

Laissons la parole à Philippe Tranchet pour clore ce chapitre :

” Il me plaît de croire que plus tard, bien plus tard, l’enfant qui ce soir est assis sur le sable, se souviendra, devenu grand, qu’autrefois déjà, il y avait des drôles de chanteuses qui chantaient fort et haut et qu’à la fin, des étoiles de feu tombaient sur leurs robes… Ces airs, il les écoute aujourd’hui, devenu grand, et ce soir il emmène son fils à son premier Violon, pour que plus tard…”

(Isabelle Gillouard, Philippe Tranchet & Yann Ollivier)


Retour en images sur la soirée de lancement du livre au Silencio. Merci à Edouard Brane pour les photos.